à l’image d’un temps confiné

i170, novembre 2020. Tito le chien, détail. / Un dragon domestiqué, vu dans quel château ? Chenonceau, Pierrefonds, je ne sais plus.

«Sortir le chien, fumer un clope. Avec le papier, daté-signé, qui nous définit, Tito et moi, à l’heure dite. 17h09, déjà la nuit. Un pipi, quelques bouffées, se rentrer. Le mIlle Feuilles, Le Mètre à Ruban, Chez Momo : librairie, mercerie, bar, les inutiles ont fermé boutique. On n’y voit rien, où est passé le chemin? Quelque chose brûle en moi, s’évapore gentiment, à feu doux. Et l’innocent qui jappe, aboie entre mes jambes. Imbécile heureux, ton bonheur est mien. Le compas contrarié, j’ai faillit tomber 3 fois dans un rayon d’un kilomètre.»


J’ai peint cette fable avec ce qui vient, ce que j’ai retenu de l’air du temps, le manque d’oxygène quand mes souvenirs font de l’apnée, tout ce qui veut bien remonter àà la surface pour prendre forme. Précision : je n’ai pas de chien et si j’en avais un, je ne l’appellerais pas Tito.

i170 - 2020