L’argent des autres, un film de Christian de Chalonge - 1978 / Les Halles, photographie André Houllier - 2018.

vitrines

Jean-Louis Trintignant (alias Henri Régnier dans ce film de 1978), est le bouc-émissaire d’une affaire de malversation. Licencié, il tente de retrouver un emploi. Pour cela, il se rend dans ce qu’on appelle aujourd’hui et sans aucun complexe, un cabinet de «chasseurs de têtes».


Plan fixe pour introduire le spectateur dans cette clinique des cadres demandeurs d’emploi. Le temps pour moi, de me demander ce que Jacques Tati aurait fait d’une pareille scène, le temps de lire un slogan bancal quand je pense au degré de sophistication des techniques de management contemporains.


Une certaine naïveté que je reconnais dans la vitrine de ce magasin avec son mannequin cul-de-jatte et sa trotinette en manque de jambes pour exister. Une scène pathétique mais transitoire, cette vitrine désertée va retrouver très vite, tout son allant, tant il est vrai, qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.