Fresque murale de Jean Despujols (détail), 1936. Annexe de la mairie du XIVe arrondissement de Paris. Photo André Houllier 2017.

y’a bon...

Si vous passez à la mairie du XIVe arrondissement de Paris et que l’envie vous prend de lever les yeux au ciel, vous n’aurez pas besoin de machine pour remonter le temps. Vous tomberez en arrêt devant cette fresque murale signée Jean Despujols en 1936.


Une recherche bâclée sur internet, vous apprendra que la Société des Artistes coloniaux avait chargé celui-ci, à la requête du Grand Conseil Économique d’Indochine, d’une mission documentaire en Extrème Orient, que l’artiste peintre et philosophe avait appartenu à un groupe ayant pour nom «Tradition-Évolution», enfin, que l’exposition personnelle que lui consacra le musée de l’Orangerie, fût interrompue en 1939 en raison de la guerre. Alors âgé de 53 ans, il s’exila aux États-Unis où il obtint la nationalité américaine et mourrut en 1965.


Parce que remonter le temps, oblige fatalement à faire appel à ses souvenirs, je me souviens de m’être fait voler mon sac de sport, en plein jour, à la terrasse d’un bistrot parisien. Un peu d’argent, mon portefeuille et plus grave, une série d’ektas 6X9 cm de mes peintures, résultant d’un troc avec une photographe professionnelle.


Refaire mes papiers d’identité fut une aventure particulièrment exotique. Mon père étant né au Maroc et ma mère en (ce qu’on appellait) Indochine, le fonctionnaire de la préfecture me demanda d’un air suspicieux, si mes parents étaient bien français. L’affaire traina durant 8 mois avant de se conclure au tribunal. Entre temps, j’en avais appris un peu plus long concernant mes ancêtres d’origne antillaise et mon père hors de lui, s’était fendu de plusieurs lettres à l’intention du ministre de l’intérieur qui avait alors pour nom Nicolas Sarkozy.