Assez parlé a dit Gary Cooper en se relevant. La fille l’observe faire un grand écart entre la plateforme du chariot et l’étrier de la selle qu’il cherche au bout de sa botte.


Elle soupire car ses yeux plus bleus que le ciel ne l’empêchent pas de se morfondre. Les spectateurs, eux aussi, en ont assez vu.


Pas sûr, qu’un changement de décor, temples aztèques contre grand canyon, suffise à sauver ce western de l’ennui dans lequel je m’enlise avec lui.


21 ans plus tard, Jonathan E. descends du ciel tel un deus ex machina. Le pilote de l’hélicoptère porte une casquette et un T-shirt orange. Couleur psychédélique mais réglementaire du trust qui s’affiche sur la carlingue de l’appareil.


Même de dos, le champion, lui, a toujours un nom : James Caan. Il porte un costume ocre jaune qui rappelle la terre battue foulée par ses ancêtres.


Jonathan n’a pas oublié d’où il vient. Il tient fermement dans sa main droite le beau Stetson à bord plat qu’il lui arrive de jeter en offrande à la foule de ses admirateurs.


Jonathan, ta maison est-elle si différente d’un temple ?

D’après Vera Cruz, Robert Aldrich-1954. / Rollerball, Norman Jewison-1975.

à l’ouest